Encore une nuit sans sommeil.
Pour me hanter, t'as pas ton pareil :
T'as passé la nuit à déambuler dans ma tête,
Mes neurones sont grillés, H.S, obsolètes.
Et j'ai beau me taper une clope après l'autre,
Y a pas qu'la fumée qui m'brûle les yeux :
Y a ton absence, l'inexistence de "nous deux"
Et puis, surtout, y a cet "autre".
Celui qui fait qu'tu m'vois pas, qu'j'existe pas...
Celui qui fait qu't'es pas là, qu't'es pas dans mes bras.
Ton prince, ton sultan, ton roi, ton Dieu !
Celui pour qui tu s'ras jamais celle que t'es à mes yeux :
Princesse, déesse et tellement plus, crois-moi !
Si complexe et si évidente, simplement Toi :
Fragile et légère aquarelle, plus éthérée que charnelle.
Une si frêle hirondelle qui emplit mon ciel.
Si seulement tu pouvais comprendre
Combien à tes lèvres j'aimerais me pendre.
Si seulement tu voulais me laisser
Dans tes grands yeux me noyer
Et tout contre ta peau me brûler,
M'emplir de toi jusqu'à en crever.
Mais je n'peux que coucher mon c½ur sur le papier,
Je n'peux que saigner de l'encre et pleurer des versets...


